C’est à la vigne que naît
la qualité des vins.
Avec l’arrivée de Sophie Labry, en 2003, c’est la saga du domaine familial qui se poursuit. Poursuite dans la tradition. Bernard, le père de Sophie, est toujours sur le domaine, implanté à Melin, près d’Auxey-Duresses. Mais Sophie pose son regard neuf sur les vins et le travail de la vigne.
Si Bernard suit l’élevage des vins en cave, Sophie se penche sur les terroirs et décide des travaux du vignoble. “Parce que cela permet de comprendre les vignes, de connaître les terroirs un à un”, explique la jeune vigneronne. “Et j’aime bien faire du tracteur”, lance-t-elle, malicieusement.
Avant de reprendre sérieusement : “Peut-on faire de bons vins si l’on ne rentre pas de bons raisins ?” Evidemment non, la qualité d’un vin commence à la vigne.
Sophie, femme de convictions et d’engagements, reprend aussi un des combats de Bernard Labry : les vignes en lyre. Si le domaine a choisi de conduire ses vignes en lyre, ce n’est pas par originalité, mais par conviction : supprimer l’érosion grâce à l’enherbement des rangs, travailler à
une hauteur adaptée à celle de l’homme, assurer une meilleure exposition du raisin à l’ensoleillement.
Le résultat est là, convaincant. Les vins, tout en générosité et souplesse, expriment leur terroir et le fruit. Sophie Labry s’implique également auprès du syndicat d’appellation d’Auxey-Duresses. Pour réfléchir à l’avenir du vin, des appellations d’origine contrôlées. “Faire que dans l’avenir les vins d’Auxey-Duresses soient reconnus”.
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