Avec l'âge, vient la sagesse. Et le refus des modes.
Exigence. Si un mot devait définir le domaine Bitouzet-Prieur, ce serait sans aucun doute celui-ci. “Nous le sommes toujours plus envers nous et envers nos fournisseurs” commente
François Bitouzet, sous l’œil approbateur de Vincent, son père.
Le jeune homme, arrivé dans l’exploitation familiale en septembre 2005, sait de quoi il parle. C’est lui qui est à l’origine des démarches de qualification “agriculture raisonnée” obtenue pour l’exploitation. Lors d’études dans le sud de la France, il comprend beaucoup de choses.
“Là-bas, les vignerons étaient déjà au fait de la qualité. En Bourgogne, on a parfois trop tendance à se reposer sur nos acquis”. Fort de cette expérience et poussé par une demande
extérieure, le domaine se lance.
Cela se traduit par un gros travail d’organisation et de traçabilité.
“Toutes nos pratiques, à la vigne et en cave, sont enregistrées. Nous pouvons ainsi quantifier le temps et avoir une trace de tout ce que nous faisons :
nombre de jours consacrés à la taille, au rognage, etc.” Même s’ils reconnaissent que ces pratiques sont contraignantes, le père et le fils sont convaincus que c’est là l’avenir, et que tôt ou tard, l’ensemble de la Bourgogne devra passer par là.
Mais les deux hommes n’oublient pas pour autant le travail sur le terrain.
“C’est primordial, insiste François. Dans les vignes, rien n’est systématique. On regarde, on observe, et on agit en fonction de chaque parcelle”.
Exigeants François et Vincent Bitouzet, et par ailleurs un peu visionnaires…
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