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[ Revue
de presse ]
| Bourgogne de Vigne en Verre - Une démarche qui rencontre un franc succès |
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| Paru le
02-07-2008 dans L’Exploitant Agricole de Saône et Loire – N°2288 – 27 juin 2008 |
Une démarche qui rencontre un franc succès
Depuis plus d’un quart de siècle, Bourgogne de vigne en verre a su démontrer toute sa pertinence et son importance au cœur du paysage viticole régional. Une structure commerciale qui représente aujourd’hui un million de cols et environ quatre-vingts appellations.
Née au mois de septembre 1981 sous la forme d’un GIE avant de se transformer en SICA, Bourgogne de vigne en verre est une structure qui regroupe la cave des vignerons de Mancey et onze domaines (contre huit au départ) répartis sur les communes de Givry, Mercurey, Rully, Montagny-les-Buxy et Moroges en Saône et Loire, Santenay, Meursault, Volnay, Ladoix-Serrigny, Nuits-Saint-Georges et Morey-Saint-Denis en Côte-d’Or. Auxquels il convient d’ajouter une dizaine de domaine avec qui Bourgogne de vigne en verre collabore régulièrement. « Alors que l’idée au départ était de permettre à chacun de garder sa clientèle particulière, l’ambition était aussi de mutualiser les coût commerciaux et de mettre en commun tout ce qui était professionnel en direction des cavistes, des restaurateurs, des grossistes et de l’export.» précise Bernard Derain, responsable de Bourgogne de Vigne en Verre et directeur de la Cave des Vignerons de Mancey. « L’objectif était d’offrir une gamme complète de vins de Bourgogne permettant d’être immédiatement crédible. Cela permettrait de simplifier la vie aux acheteurs. »
Un million de cols par an
Du Mâconnais à la côte de Nuits, Bourgogne de Vigne en Verre dispose donc de quelque quatre-vingts appellations. Avec environs 55% des volumes en blanc. « Nous avons une équipe commerciale de trois personnes en France qui s’occupent également du Benelux et de la Grande-Bretagne, d’une équipe à l’export et d’une secrétaire commerciale. Au fil des années, notre système a intéressé des importateurs. Les viticulteurs renvoient systématiquement ces personnes vers Bourgogne de vigne en verre. Nous organisons avec nos adhérents une réunion environs tous les mois. Nous essayons d’être transparents ».
Aujourd’hui, Bourgogne de vigne en verre réalise un chiffre d’affaires de plus de sept millions cinq cent mille euro représentant environ un million de cols dont 50% des volumes à l’export dans 25 pays. « Le but est de se renforcer à l’export, notamment sur des marchés comme la Grande-Bretagne, la Russie, les Etats-Unis ou encore l’Asie ».
Quant au marché français, il concerne essentiellement les grossistes régionaux, les cavistes et quelques agents, soit 98% des ventes réalisées dans le secteur traditionnel. « Notre ambition est de rester dans une niche et de conforter notre position sur le marché traditionnel. Nous souhaitons continuer à nous développer dans le réseau de cavistes et de grossistes. Il faut être animé par la volonté de faire de la distribution en valorisant nos produits ».
D’autre part, tous les ans est organisée une dégustation à Tournus baptisée Les journées de dégustation de Bourgogne de vigne en verre. « Depuis une vingtaine d’années nous invitions nos client issus d’une douzaines de pays à l’image par exemple de la République tchèque, de la Pologne, de l’Allemagne, de la Belgique, de la Grande-Bretagne et bien évidemment de la France. L’objectif d’un tel rendez-vous est de faire découvrir à nos clients les nouveaux millésimes ainsi que l’ensemble de notre gamme. Mais aussi d’avoir un contact direct avec le vigneron pendant ces deux journées ». Une opération qui sera renouvelée les 8 et 9 février prochains.
L’Agriculture raisonnée comme passage obligé
A l’heure actuelle, l’un des points essentiels pour Bourgogne de vigne en verre est l’agriculture raisonnée. « Nous nous sommes lancé collectivement dans une démarche d’agriculture raisonnée, pilotée par une élève ingénieur de l’Isara dans le cadre d’un contrat d’apprentissage de deux ans en alternance. Cela résulte d’une demande de nos clients ». Alors qu’un référentiel a été mis en place à ma cave des vignerons de Mancey depuis février 2007 et, qu’à la fin de l’année 2008, les douze plus importants adhérents devraient être qualifiés, les domaines particuliers ont également entamé une telle démarche. A limage de Denis Valdenaire, viticulteur à Givry, dont l’exploitation est adhérente à la structure depuis le début.
« L’intérêt de Bourgogne de vigne en verre, c’est avant tout le système commercial. Je ne m’en occupe pas du tout. Je n’ai pas à faire de salon, de foire. Sur les 40 000 bouteilles que je vends par l’intermédiaire de Bourgogne de vigne en verre, je ne fais que 24 factures par an. Je peux alors m’occuper du produit que je fais avec encore plus de soin. Je peux rester dans mes vignes et ma cave. Toutefois, il m’arrive d’aller en soutien de nos commerciaux de manière ponctuelle. Tout en faisant partie de Bourgogne de vigne en verre, je peux travailler comme je l’entends». Quant au système de ramassage des produits, il est également très apprécié par Denis Valdenaire avec un camion qui appartient à la SICA et qui passe tous les Lundis. « L’avantage est que je ne m’occupe de rien. J’ai ainsi une grande tranquillité d’esprit. Et cela m’octroie un gain de temps puisque je n’ai pas besoin d’être à la cave lors du ramassage. En outre, il faut souligner qu’il règne une excellente ambiance entre tous les viticulteurs »
Pour ce qui est de l’agriculture raisonnée, Denis Valdenaire est désormais convaincu par la démarche après y être allé à reculons. « Nous sommes partis dans ce système suite à la demande de certains clients. J’y suis depuis le 18 mars de cette année. Au départ, j’avais un peu peur de toutes les contraintes à respecter. Je les respectais déjà mais il fallait le faire de manière plus pointue. Au début la stagiaire de l’Isara qui s’occupe du projet nous a soutenus dans les différentes étapes. Aujourd’hui, c’est quelque chose qui roule ».
La Cave des Vignerons de Mancey et Denis Valdenaire en quelques chiffres.
Existant depuis 1929, la cave des vignerons de Mancey compte quinze salariés et regroupe quatre-vingts adhérents, douze d’entre eux livrant 80% de la récolte. Avec 140hectares répartis sur 8 communes, la cave récolte 9500 hectolitres. Elle vinifie les raisins issus de l’ensemble des cépages bourguignons entre chardonnay, pinot noir, aligoté et gamay. Parmi les appellations disponibles, on trouve mâcon-chardonnay, bourgogne aligoté, mâcon blanc, mâcon villages blanc, bourgogne blanc, bourgogne rosé, mâcon rosé, mâcon rouge, mâcon mancey rouge, bourgogne rouge et bourgogne passetoutgrains. Sans oublier un peu de bourgogne-côte-chalonnaise, de givry rouge, de givry 1er cru et de crémant. En termes de commercialisation, 40% sont vendus en gros, 100 000 bouteilles au magasin et 450 000 bouteilles avec Bourgogne de vigne en verre. Quant à la clientèle, elle se répartit de la manière suivante : 30%dans un rayon de 15km, 30%dans un rayon de 30à120km et 40% au-delà.
Installé à Givry, le domaine Chofflet-Valdenaire dispose de 14hectares : 4.5hectares de 1er cru, 1.5hectares de blanc et 8hectares de rouge. Comptant trois salariés et du personnel saisonnier, cette exploitation familiale vend 90% en bouteilles et 10% en négoce, 2/3 vendus à Bourgogne de vigne en verre et 1/3 aux particuliers. Des clients qui peuvent se procurer du Givry rouge, du Givry blanc les Galaffres, du Givry 1er cru clos jus et du Givry 1er cru Clos de Choué.
Régis Gaillard
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| Dossier : Les Vins de l’été |
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| Paru le
26-06-2008 dans Revue des Vins de France |
« Profitez de l’été pour boire aussi des bourgognes ! »
14/20
Domaine du Meix Foulot
Mercurey 2006
Souple et rond, ce Mercurey joue le charme et la fantaisie dans un festival d’affabilité.
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Appellation :
Mercurey (Blanc)
Domaine du MEIX-FOULOT |
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| Dossier Spécial Millésime 2007 - Bourgogne Aujourd'hui |
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| Paru le
12-06-2008 dans Bourgogne Aujourd’hui N°82 – Juin-Juillet 2008 |
Dossier Spécial MILLÉSIME 2007
GEVREY-CHAMBERTIN
Villages, premiers et grands crus
Avec plus d’un vin sur deux dépassant la barre des 13 sur 20, Gevrey frappe un grand coup. D’autant plus que le nombre d’échantillons dégustés est conséquent.
Peu aurait parié sur un tel résultat. Millésime délicat, étendue de l’appellation, nombre élevé de producteurs. Gevrey-Chambertin n’a pas toujours montré une telle homogénéité. Notre première réaction tend bien sûr à relativiser l’importance des chiffres. En 2005, Gevrey avait à peine fait mieux et moins bien en 2006. Pourtant potentiellement, ces deux millésimes restent un ton ou deux au-dessus de 2007.
Dans un deuxième temps, quelques explications méritent d’être avancées. L’été a été bien peu propice à la vigne mais le retour des beaux jours à l’arrière-saison a favorisé les vignobles les plus tardifs. Gevrey, au nord de la côte de Nuits, compte parmi ceux-là et nous dirons plus particulièrement des terroirs placés sous l’influence de la combe Lavaut. Il restait aux vignerons à savoir saisir leur chance et à ne pas trop se précipiter pour vendanger. C’est visiblement ce qu’ont fait la plupart des producteurs de gevrey. Ajoutez-y la capacité des plus beaux terroirs (et gevrey en compte quelques-uns …) à marquer leur empreinte quel que soit le climat, vous obtenez un bon pourcentage de belles bouteilles.
190 Vins présentés – 113 sélectionnés – 59,4 % de réussite
Domaine DUPONT-TISSERANDOT
Mazis-Chambertin GRAND CRU
Domaine JEAN-CLAUDE BELLAND
Chambertin GRAND CRU
« Le Chambertin est là, beau et puissant », note un dégustateur. L’empreinte du terroir dépasse ici l’effet millésime. La complexité et la structure d’un grand cru de la côte de Nuits sont là.
VOSNE-ROMANÉE
Premiers et Grands Crus
NUITS-SAINT-GEORGES
Villages et Premiers Crus
Nuits-Saint-Georges et Vosne-Romanée tournent autour des 50 % de réussite un peu au-dessus pour les premiers, un peu en dessous pour les seconds et ce sont là des résultats somme toute assez logiques et conformes à ce que l’on pouvait attendre dans un millésime aussi compliqué que 2007.
Beaucoup de vignerons ont bien travaillé, trié les raisins avec soin, puis les ont vinifiés intelligemment et il en résulte des vins de corps moyens, mais charnus, souples (après fermentation malolactique …), fruités et gourmands. En dehors de quelques cuvées au-dessus du lot il y en a dans cette sélection et dans les deux appellations la plupart de ces 2007 pourront s’apprécier dans les cinq six ans suivant leur mise en bouteille.
Nuits-saint-Georges : 115 vins présentés – 59 sélections – 51,50 % de réussite
Vosne-Romanée : 90 vins présentés – 43 sélections – 48 % de réussite
Domaine JEAN CHAUVENET
Nuits Premier Cru Rouge Les Vaucrains
Domaine JÉRÔME CHEZEAUX
Nuits Premier Cru Rouge Rue De Chaux
« Joli nez de fruits frais (cerise, framboise…), d’épices. En bouche, le vin révèle son style pur, tendu, fin et harmonieux.
CORTON, CORTON CHARLEMAGNE
Grands crus
ALOXE-CORTON, LADOIX, PERNAND-VERGELESSES
Villages et premiers crus
Avec plus de 45 % de vins sélectionnés pour l’ensemble des producteurs de la colline des Cortons et des résultats très homogènes d’une appellation à l’autre, ce premier aperçu du millésime 2007 n’est pas transcendant, mais comment pouvait-il en être autrement ? Le millésime est difficile c’est une chose, mais, d’autre part, si l’on veut bien admettre que certains vins de Bourgogne sont toujours plus longs à se révéler que d’autres, alors beaucoup de vins du secteur font indéniablement partie du peloton de tête des vins à attendre. Il aurait été surprenant que sur un millésime pareil les cortons et corton charlemagne fassent des merveilles au bout de six mois…
Les vins maigres et dilués ne manquaient pas dans cette dégustation. Soit ! Cela étant, nous maintenons que la colline des Cortons regorge désormais de producteurs, vignerons et négociants, très sérieux (raison pour laquelle nous avons décidé d’opter pour une photo collective) et les résultats devraient être meilleurs dans quelques temps, quand ces 2007 se seront mis en place.
Corton : 46 vins présentés – 20 sélectionnés – 43,50 % de réussite
Corton-Charlemagne : 32 vins présentés – 15 sélectionnés – 47 % de réussite
Aloxe-Corton : 44 vins présenté – 21 sélectionnés – 48 % de réussite
Ladoix : 43 vins présentés – 20 sélectionnés (dont 7 blancs) – 46,50 % de réussite (=dans les deux couleurs)
Pernand-Vergelesses : 52 vins présentés – 24 sélectionnés (dont 10 blancs) – 46 % de réussite (42,50 % en blanc)
Domaine CORNU ET FILS
Ladoix Premier Cru Rouge Bois Roussot
« Nez puissant et complexe de fruits noirs, d’épices, sur un beau boisé-torréfié. On retrouve la richesse en bouche, avec des tannins fins, soyeux et une belle longueur. »
Aloxe Premier Cru Rouge Les Moutottes
« Jolie robe intense, vive. Nez profond, complexe. La bouche est structurée, riche ; le vin doit « se faire » mais le potentiel est bien là ! »
Aloxe Rouge
« Voilà un vin que ne cherche à impressionner personne, mais s’exprime au contraire sur l’équilibre, la pureté, avec un fruité charnu et flatteur. »
BEAUNE, SAVIGNY-LES-BEAUNE, CHOREY-LES-BEAUNE
Villages et premiers crus
En première lecture le résultat global n’est pas merveilleux : 42 % des vins retenus soit 241 bouteilles sur 102 dégustés. Toutefois, sur un millésime tel que 2007, difficile à négocier, les différents terroirs de cette sélection affiche une bonne moyenne d’ensemble. Après un été frileux et des pousses de mildiou assez sévères, notamment sur le bas du village de Beaune, il paraissait difficile de produire de grands pinots noirs. Avec un travail de fond de plus en plus présent dans de nombreux domaines (rendement modéré, culture bio …) 2007 n’apparaît pas comme la bête noire de la décennie, et ce malgré une météo très capricieuse. Les vins offrent du fruit au nez avec dans certains cas beaucoup d’expression et de finesse. En bouche la matière n’est pas énorme mais les rouges possèdent un caractère suave et friand à la fois. Dans ce secteur, s’ils sont réussis, les vins sont donc charmeurs à souhait, de quoi régaler les plus impatients. Les blancs sont rares dans le secteur. Comme en rouge, les matières sont légères et les meilleurs vins se livreront dans un style frais, fruité, fin.
Beaune : 113 vins présentés – 47 sélectionnés – 41,50 % de réussite
Chorey-les-Beaune : 17 vins présentés – 10 sélectionnés – 59 % de réussite
Savigny-les-Beaune : 109 vins présentés – 43 sélectionnés – 39,50 % de réussite
Côte de Beaune : 2 vins présentés – 2 sélectionnés
Domaine PIERRE ET JEAN-BAPTISTE LEBREUIL
Savigny Premier Cru Rouge Serpentières
Savigny Premier Cru Rouge Peuillets
Savigny Rouge Les Grands Liards
« Jean-Baptiste Lebreuil savoure le retour de balancier le sourire en coin. Lorsque dans les années 90, et jusqu’au début 2000, la mode était aux vins extraits et boisés, le domaine est resté fidèle à un style très classique. Le domaine continuait à produire des vins peu colorés et misant avant tout sur la finesse. Pas question de rester les bras croisés pour autant. Des progrès ont été réalisés à la vigne avec le travail du sol. En vinification, le transport en caisse (plutôt qu’en benne) de la vendange et la mise en place d’une table de tri assurent un gain de précision aux vins. Surprise, les 2007 se montrent finalement plus structurés que les 2006 ! À noter que le domaine a vinifié pour la première fois deux nouvelles cuvées : un pommard et un volnay. »
POMMARD, VOLNAY
Villages et premiers crus
Ne nous voilons pas les yeux, cette dégustation, comme d’autres (beaune, les cortons, auxey-monthélie…) mettent en évidence une plus grande homogénéité en pinot noir, en 2007, en Côte de Nuits qu’en Côte de Beaune. 2007 n’est pas une année de terroirs précoces et les traditionnels quelques jours de « retard » de la Côte de Nuits ont joué en sa faveur. Il n’empêche que cette sélection regorge de belles à très belles bouteilles qui vont s’exprimer dans un style charnu, fin, fruité ; des vins qui vont pouvoir s’apprécier vite après la mise en bouteilles. Côté producteur, le « noyau dur » volnaysien est bien présent au poste, alors que sur pommard, appellation éclatée en une multitude de producteurs locaux et extérieurs, les résultats sont plus en retrait. Rien de bien étonnant…
Volnay : 115 vins présentés – 55 sélectionnés – 48 % de réussite
Pommard : 135 vins présentés – 58 sélectionnés – 43 % de réussite
Domaine BITOUZET-PRIEUR
Volnay Premier Cru Caillerets
« Nez peu expressif, mais où l’on devine une belle richesse. La bouche est souple, charnue, tout en conservant beaucoup de finesse et un bel équilibre.
CÔTE DES BLANCS
Saint-Aubin, Meursault, Chassagne-Montrachet, rouge et blanc Puligny-Montrachet, Grands crus de Chassagne et Puligny-Montrachet.
Après deux millésimes exceptionnels en blanc, 2005 (remarquable d’équilibre et de concentration) et 2006 (très onctueux), les blancs de la côte de Beaune ont opéré un atterrissage sans ménagement. Nos pourcentages de réussite sont en baisse d’une dizaine de points par rapport à ce qu’ils étaient l’année dernière dans ce même numéro spécial millésime. Les maturités ont été très longues à venir. Beaucoup de raisins présentaient des concentrations en sucre très moyenne et des acidités maliques importantes. De quoi donner, au mieux des vins sympathiques après élevage. Dans ces conditions seules les producteurs particulièrement attentifs à leurs rendements et à leurs dates de vendanges ont su tirer la quintessence de l’année. Chez ces derniers, la date de récolte a souvent été repoussée (contrairement à 2006 où il fallait accélérer la cueillette), quitte à faire une pause de quelques jours entre les vendanges des rouges et celle des blancs. Il sera également intéressant de surveiller les vins qui feront l’objet d’élevages longs (au-delà de douze mois). L’expérience montre que ces cuvées gagnent souvent en complexité après avoir passé un deuxième hiver en fût.
Il est bon enfin de rappeler que certains échantillons ne sont tout simplement pas notés par nos dégustateurs : des vins en cours d’élevage ont parfois des phases tumultueuses qui rendent les jugements trop aléatoires.
Une fois ces constats formulés, ils nous restent à souligner que fort heureusement la côte des blancs compte un peloton assez étoffé de producteurs de confiance. Vous les retrouverez notamment dans notre sélection parmi les domaines mis en avant. Il faut y ajouter ceux qui auraient mérité de l’être une nouvelle fois, mais pour lesquels nous aurions été redondants par rapport aux sélections précédemment effectuées sur ces mêmes appellations. Vous les identifierez aisément aux nombres de vins cités.
Saint-Aubin : 62 vins présentés – 29 sélectionnés – 46,7 % de réussite
Puligny-Montrachet : 98 vins présentés – 35 sélectionnés – 35,7 % de réussite
Chassagne-Montrachet : 97 vins présentés – 48 sélectionnés – 49,4 % de réussite
Meursault : 165 vins présentés – 76 sélectionnés – 46 % de réussite
Grands Crus : 23 vins présentés – 13 sélectionnés – 56,5 % de réussite
Domaine BITOUZET-PRIEUR
Meursault Premier Cru Santenots
« Un vin expressif et fin évoquant des raisins de belles maturités au nez. La bouche est parfaitement équilibrée, dans un style élégant et frais. »
Meursault Les Corbins
Domaine VINCENT ET FRANCOIS JOUARD
Bâtard-Montrachet Grand Cru
« On retrouve ici les caractéristiques d’un bâtard-montrachet bien né : une bouche massive, puissance mais une trame fine et des notes aromatiques pures, intenses. »
Chassagne-Montrachet
Premier Cru Morgeot Blanc
« Expressivité, élégance, rondeur et puissance… Tous ce que l’on peut espérer d’un vin de caractère est bien au rendez-vous. Le potentiel d’une belle bouteille est bien là. »
GIVRY, MERCUREY, RULLY
Villages et premiers crus rouges et blancs
BOUZERON, MONTAGNY
Villages et premiers crus blancs
Sur ce délicat millésime (pour tout le monde), la côte chalonnaise s’en sort bien, très bien même pour Rully et Givry ; Mercurey a légèrement décroché, Montagny traînant en queue de peloton sur un nombre il est vrai assez faible d’échantillons ; évitions donc tout jugement définitif. Au-delà des chiffres, il est clair que se met en place dans la région une viticulture à deux vitesses, entre d’une part, des domaines ambitieux qui ont repris à leur compte les meilleures techniques viticoles et œnologiques et produisent des vins que n’ont plus grand chose à envier aux premiers crus de Côte d’Or et d’autre part, un nombre encore important de vignerons qui restent à la traîne et continuent de proposer des vins à l’ancienne : durs, maigres et souvent marqués par des défauts. Nous ne nous faisons pas de soucis pour l’avenir des premiers. Les marchés internationaux ont compris que leurs vins constituaient des rapports qualité prix exceptionnels. Quant aux seconds, on peut se demander s’ils seront capables de supporter la prochaine crise.
Bouzeron : 9 vins présentés – 5 sélectionnés – 55,50 % de réussite
Givry : 34 vins présentés – 17 sélectionnés (dont 5 blancs) – 50 % de réussite
Mercurey : 86 vins présentés – 38 sélectionnés (dont 5 blancs) – 44 % de réussite (45 % en rouge)
Montagny : 20 vins présentés – 7 sélectionnés – 35 % de réussite
Rully : 53 vins présentés – 28 sélectionnés (dont 8 rouges) – 53 % de réussite (55,50 % en blanc)
Domaine STÉPHANIE BRIDAY
Rully Premier Cru Blanc Grésigny
« Nez frais, fin d’agrumes, de fleurs blanches… La bouche est très élégante, riche, minérale, avec une jolie finale très pure. »
Bourgogne Aujourd’hui N°82 – Juin-Juillet 2008
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| Wine Spectator - May 31th, 2008 |
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| Paru le
31-05-2008 dans Wine Spectator - May 31th, 2008 |
Rated 94:
Domaine Jean-Claude Belland – Corton Grand Cru “Perrières” 2005 →$75
Very perfumed, with cedar, tobacco and kirsch aromas followed by well-defined cherry, red currant and spice notes. Racy and tight, with a coating of tannins and a spine of vibrant acidity. All the elements are there, including a fine aftertaste of fruit and spice. Best from 2015 through 2032. 25 cases imported. B.S.
Rated 90:
Jean-Claude BELLAND Corton Grand Cru “Grèves” 2005→$75
A burly red, with a silky texture that sits apart from its firm tannins. Flavors of cherry and herbs, with a hint of vanilla, hold the center. Needs time, but it all seems to be in balance. Spicy aftertaste. Best from 2013 through 2028. 50 cases imported.__B.S.
Rated 89:
Jean-Claude BELLAND Corton Grand Cru « Clos de la Vigne au Saint » 2005 →$75
A light-weight, spicy red, featuring dried cherry, wild berry and mineral flavors. Firm and linear, with power and gruff tannins that need time to resolve. A touch dry in the end. Best from 2014 through 2030. 50 cases imported. __B.S.
Rated 89:
Jean-Claude BELLAND Chambertin Grand Cru 2005→$145
Rated 87:
Jean-Claude BELLAND Aloxe-Corton 2005→$44
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Domaine Jean-Claude BELLAND |
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| Nuits-St-Georges 2005: the results |
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| Paru le
30-05-2008 dans Decanter - May 2008 |
Nuits-St-Georges 2005: the results
2005 was a fabulous vintage right across France, and Burgundy was no exception, says ADAM LECHMERE. Yet premiers crus were more variable than the village wines.
The great 2005 vintage, in Burgundy surely it can do not wrong?
Exactly how the panel approached this tasting. Susan Hulme MW said it most concisely: “if you’re going to do well then this should be the vintage, 2004 was more angular, and 2006 more patchy. Today I was expecting great things”, that level of expectation was met by all the panel.” This tasting affirms for me that this is a very high quality vintage” said Richard Bampfield MW- and there were nods of assent around the table.
Was the panel unanimous in finding the wines living up to their expectations?
It was unanimous that there some great wines but there were also some surprises. On the positive side: “overall, the tasting was very impressive” (Stephen Brook): “really impressive” (Bampfield), and from Nick Dumergue, “these wines are delicious, I gave four stars to the first one, I tasted, and that’s unusual. There were unqualified agreement around the table that we had tasted a range of wines that were more than pleasing, offered value for money and in most cases justified all the hype surrounding the 2005 vintage.
So what were the surprises?
The variation between the village wines (tasted on the first day) and the premiers crus (tasted on the second day). Brook set the tone when he said that the premiers curs were “patchy. There were some wines that I found very hard to access because there were enormous and very impressive. In a blind tasting I’m not sure I would have identified them as Burgundy, let alone the village wines on the first day much more consistent. There were very few poor wines”. Bampfield found the village tasting really impressive with a high level, of consistency and quality, and Hulme said the same village wines were more consistent and very enjoyable to taste”.
What’s the reason for this difference in levels? Surely one would expect the premiers crus to be more impressive?
It should be remember that four of the seven Decanter Awards in this tasting were premiers crus, so this is not by any means a vote of no-confidence. Bampfield suggested the premiers crus “might be going though an awkward phase, because they are build for a longer life”. He went on, through, to raise an issue that bedevils high-quality and expensive the world over: “I got the impression that many felt they had to do a bit more to justify their premier cru status. They came across as a bit more worked”. Tim Marson found the premiers crus “more forward” than he’d expected, and he was “disappointed” not to find more differences between the crus 2005 I all about concentration and richness”, he said, “Perhaps you would find more nuances in a vintage like 2006”.
What came out on the plus side for the premiers crus?
They have the “purity and vivid red fruit and delicacy of Pinot Noir”, said Hulme. She found it “uplifting” how many had the “fragile quality, along with a haunting perfume of violets and roses, coupled with a nervy, edgy structure and muscularity, which is quite challenging”. Brook found two styles he liked “fleshed and balanced with good acidity reasonable concentration but not over fruity and other which impressed simply because of their power and richness”. Always one for a caveat, he stressed that village wines weren’t good across the broad: “there were also some poor ones. Even in a great vintage you can make some hideous and expensive mistakes”.
Which premiers crus showed better than others?
There was debate about style and typicity. Brook was “particularly impressed” with Les Damodes (as was Marson). Les Cailles and Les Boudots, Hulme singled out Les Vaucrains, Les Poirets St-Georges and Les lerres Blanches for praise. Elsewhere, tasters found little consistency. For some this was not a drawback – Hulme celebrated the fact there was nothing ‘corporate and uniform” about the wines. For others the inconsistency of style meant inconsistency of quality. Isabelle Legeron for example said: “this was definitely not a homogeneous vintage some are great, some are disappointing”.
What about value for money? Should readers rush out and buy a case?
Yes, but as with everything (apart from 2005 Bordeaux) you need to be careful. In this case, you need to take more care with the premiers crus than the villages. Select very carefully” said Hawes. “When you bear in mind the premiers crus command a premium of up to 70%, it’s not always worth paying the extra” Bampfield said he would “want to taste before he bought” and Hulme echoed this, adding: “ you need a very clear idea about the styles you like”. Dumergue said it would be “safe to go for 2005 villages, it would take the very best of the new world to challenge that”. He added he would still have “confidence” in premiers crus. It’s a lovely vintage and the wines have a future: they are very ageworthy”.
Domaine Jean Chauvenet - Villages £25.95
“Very concentrated, ripe Pinot. Still very young
spicy tannins to the fore but lots of ripe fruit wainting to emerge. From 2012.
Mean score 15.2/20.
Domaine Jean Chauvenet - Aux Argillas, Premier Cru £16.55
“Juicy, fleshy, ripe and intense, lovely fruit, fleshy
and savoury. Good depth with harmonious tanning
From 2012.
Mean score 14.5/20.
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Appellation :
Nuits-Saint-Georges
Domaine Jean CHAUVENET |
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